L'intérêt du pellet
Certification Européenne EN Plus A1
La nouvelle norme européenne sur le pellet : la norme EN14961 partie 1 et 2
La norme EN14961 est une norme établie par le comité européen de normalisation (CEN) dans le but de régir les standards européens sur les biocombustibles solides. Elle est reconnue par l’organisme ISO. Elle a donc une portée mondiale. Cette norme entre en vigueur en 2010.
Elle définit 5 catégories dans lesquelles peuvent se retrouver les biocombustibles solides :
- Pellets de bois à usage non industriel
- Briquettes de bois à usage non industriel
- Plaquettes de bois à usage non industriel
- Bois de chauffage à usage non industriel
- Pellets non à base de bois à usage non industriel
Son implémentation se fera au moyen d’une certification du biocombustible appelée ENplus (certification européenne).
La certification ENplus
Objectif :
Uniformiser les niveaux de qualité des biocombustibles solide (pellets, briquettes, bois de chauffage, …) dans toute l’Europe afin de garantir leur qualité depuis la récolte des matières premières entrant dans la fabrication des combustibles jusque l’espace de stockage du consommateur final. Ainsi, toute la chaîne de livraison complète sera du ressort de la certification.
A titre d’exemple, la norme répertorie les origines de la biomasse de bois seule de la manière suivante :
- Forêts, plantations et autres bois vierges
- Arbres entiers sans racines
- Arbres entiers avec racines
- Bois de tronc
- Rémanents forestiers
- Souches et racines
- Ecorces issues de l’exploitation forestière
- Bois trié issu de jardins, parcs, entretien de bord de route, déchets de taille
- Mélanges
- Coproduits et résidus de l’industrie de transformation du bois
- Bois usagés
- Mélanges
Le matériel utilisé tant par les producteurs que par les distributeurs (machines, camions, espaces de stockage des intermédiaires, …) doit également répondre aux critères définis dans la norme pour garantir la qualité du combustible tout au long de son acheminement vers le consommateur final.
Trois classes différentes ont été établies :
ENplus A1 : catégorie plutôt destinée à un usage privé
Origine de la biomasse : troncs d’arbre et résidus de bois non traités chimiquement. Il s’agit de la catégorie dans laquelle se trouve notre pellet.
ENplus A2 : catégorie destinée à un usage privé et qui intègre les exigences posées pour des foyers pour tous les pays sud-européens.
Origine de la biomasse : arbres entiers sans racines, troncs d’arbre, résidus d’abattage, résidus de bois non traités chimiquement.
EN B : usage industriel. Il s’agit de pellets qui ne suffisent pas aux valeurs limites de la norme existante et qui sont brûlés dans des grandes installations et des centrales électriques.
Origine de la biomasse : forêts, plantations et autres bois vierges, résidus de bois non traités chimiquement, bois usagés non traités chimiquement.
Pourquoi le label ENplus ?
Actuellement, 70% du bois vendus en Europe est vendu sans certification. L’origine de cette biomasse est donc la plupart du temps inconnue. « Protection des consommateurs » est donc le maître mot du label ENplus. Désormais, la commercialisation du pellet sur le marché ne sera autorisée que si toute la chaîne de livraison du pellet respecte le schéma de la certification.
Avec le nouveau certificat, la transparence est augmentée parce qu’on va travaille avec un système de numéros d’identification qui va sécuriser la traçabilité des pellets par documentation interne. Le label ENplus doit se trouver sur le bon de livraison ou sur les sacs de pellets.
Exemple :
|
P |
2 |
7 |
T1 |
5 |
2 |
T2 |
8 |
4 |
||
|
Producteur |
Revendeur 1 |
Revendeur 2 |
||||||||
Tous les intervenants reçoivent un n° qui est centralisé dans une liste => l’entièreté du chemin emprunté par les matières peut être retracé.
|
T1 |
5 |
2 |
|
Revendeur |
||
Il s’agit d’un n° général, le chemin emprunté par les matières n’est pas retraçable.
Le système de certification ENplus va donc remédier à un déficit important et fermer la lacune qu’il y avait jusqu’à présent entre la production et la livraison chez les clients finaux (car DIN plus ne prenait pas en compte ce genre de critères). Il contribue de manière importante à la sécurité de l’approvisionnement du combustible.
Comparaison des paramètres de qualité entre les certifications DINPlus/ENplus
|
Paramètres |
Unités de mesure |
DINPlus |
ENplus –A1 |
ENplus A2 |
EN-B |
|
Diamètre |
mm |
4 ≤ D ≤ 10 |
6 (± 1) et 8 (± 1) 4 |
6 (± 1) et 8 (± 1) 4 |
6 (± 1) et 8 (± 1) 4 |
|
Longueur |
mm |
≤ 5 x D |
3.15 ≤ L ≤ 40 1 |
3.15 ≤ L ≤ 40 1 |
3.15 ≤ L ≤ 40 1 |
|
Densité |
kg/m³ |
- |
≥ 600 |
≥ 600 |
≥ 600 |
|
Pouvoir calorifique |
MJ/kg |
≥ 18 |
16.5 ≤ Q ≤ 19 |
16.5 ≤ Q ≤ 19 |
16.5 ≤ Q ≤ 119 |
|
Humidité |
w-% |
≤ 10 |
≤ 10 |
≤ 10 |
≤ 10 |
|
Taux de fines |
w-% |
≤ 1 |
≤ 12 |
≤ 12 |
≤ 12 |
|
Durabilité mécanique |
w-% |
≥ 97.7 * |
≥ 97.5 |
≥ 97.5 |
≥ 96.5 |
|
Taux de cendres |
w-% ³ |
≤ 0.5* |
≤ 0.7 |
≤ 1.5 |
≤ 3 |
|
Comportement de fusion des cendres |
°C |
- |
≥ 1200 |
≥ 1100 |
≥ 1100 |
|
Taux de chlore |
w-%1 |
≤ 0.02 |
≤ 0.02 |
≤ 0.02 |
≤ 0.04 |
|
Taux de soufre |
w-%1 |
≤ 0.04 |
≤ 0.03 |
≤ 0.03 |
≤ 0.04 |
|
Taux d’azote |
w-%1 |
≤ 0.3 |
≤ 0.3 |
≤ 0.5 |
≤ 1.0 |
|
Taux de cuivre |
mg/kg1 |
- |
≤ 10 |
≤ 10 |
≤ 10 |
|
Taux de chrome |
mg/kg1 |
- |
≤ 10 |
≤ 10 |
≤ 10 |
|
Taux d’arsenic |
mg/kg1 |
- |
≤ 1 |
≤ 1 |
≤ 1 |
|
Taux de cadmium |
mg/kg1 |
- |
≤ 0.5 |
≤ 0.5 |
≤ 0.5 |
|
Taux de mercure |
mg/kg1 |
- |
≤ 0.1 |
≤ 0.1 |
≤ 0.1 |
|
Taux de plomb |
mg/kg1 |
- |
≤ 10 |
≤ 10 |
≤ 10 |
|
Taux de nickel |
mg/kg1 |
- |
≤ 10 |
≤ 10 |
≤ 10 |
|
Taux de zinc |
mg/kg1 |
- |
≤ 100 |
≤ 100 |
≤ 100 |
1 Pour des pellets plus longs que 40 mm cette valeur peut être de 1w-% maximum.
2 Taux de fines à la livraison en vrac à l’usine mais aussi dans les petits sacs lorsque les pellets sont livrés chez le consommateur final.
³ séché (wf)
4 Le diamètre doit être déterminé
* Valeurs basées différentes méthodes de test
Et en Belgique
Il existe un arrêté royal réglementant la qualité des pellets de bois. Le projet s’inscrit dans la lutte contre la perte de la biodiversité et la déforestation. En effet, la production de biomasse et son utilisation comme source d’énergie ne peuvent pas mettre en péril la capacité de la biosphère à capturer les carbones. L’arrêté a pour objectif de fixer les conditions de mise sur le marché des pellets de bois destinés à alimenter les chaudières et les poêles dont la puissance nominale est égale ou inférieure à 300 kW (par exemple en contrôlant la publicité et les slogans afin d’éviter les abus en matière de labels)






